img_9925ii-copieJ’ai envie d’un fondant au chocolat. Que quand ma cuillère coupe un morceau, ce soit un cœur fondant au goût de beurre chocolaté qui dégouline. Je voudrais sentir cette odeur emplir tout mon appartement et réconforter mon petit cœur. J’ai bien envie aussi de gaufres au miel… ou encore mieux, une de ces gaufres belges que l’on trouve en centre-ville et qui a un goût indéfinissable. Autant dire que quand on la goûte, on ne l’oublie pas. Mon corps entier s’était exclamé « c’est la gaufre de ma vie ! ». Avec ses morceaux de sucre même pas encore fondus qui craquaient sous la dent. Des macarons aussi, ça me dirait bien. À la framboise, à la pistache, à la vanille, mon trio gagnant. Je pourrais les faire moi-même, y passer l’après-midi avec ma poche à douille, m’appliquer, trouver la ganache parfaite, et faire de belles photos aux couleurs acidulées. Et puis un cookie de la Mie câline… ou plusieurs, jusqu’à ce que mon estomac dise « stop » (ok, il en faudrait beaucoup). Retrouver ce goût d’amande-vanille-chocolat fondant en bouche, cette sensation encore de manger le cookie de ma vie. The only one. Je ne l’ai pas su au premier regard, je ne sais même pas ce qui m’a poussée à acheter un cookie à la mie câline ce jour là ; mais au premier croquage de dents je l’ai su. Des marshmallows grillés au feu de bois, en pleine campagne, dans cet endroit cher à mon cœur, avec si possible les personnes qui accompagnaient ce délice. Ne rien penser à d’autre que savourer ma brochette de mashmallows grillés. Pouvoir cuisiner des douceurs, et manger la moitié de la pâte crue avant de mettre le gâteau au four… parce que parfois c’est le meilleur, pour mon palais. Redécouvrir toutes ces saveurs et laisser mes papilles chanter la magie de la vie.

En salé, il y a cette pizza 5 fromages et au miel qui me hante. C’est la finesse de la pâte, le moelleux du fromage et son petit goût relevé, le caractère du miel… c’est… l’impression d’offrir pendant un temps trop court, le nirvana à ma bouche. Après, viendrait un bon couscous, un vrai couscous, ou au moins juste de la semoule, comme je la faisais avant et que j’aurais pu manger à tous les repas. Des blinies au tzatziki ou au ktipiti. Les faire réchauffer au grille-pain pour profiter de la petite croûte craquante, et savourer l’ambiguïté du chaud-froid avec la tartinade. J’ai aussi sacrément envie de nuggets ou d’un Mc Chicken… oui je sais, ce n’est pas la crème de la nourriture saine, mais… pourquoi j’aime autant ça ? Des bonnes nuggets avec des frites ? Ce genre de plat qui me réconforterait, me redonnerait un peu le goût de la vie, parce que je me ferais plaisir. Sans compter, s’il-vous-plaît. Sans me questionner, et sans culpabiliser. Sans imaginer une myriade de bactéries manger leur pain et croître. En parlant de pain… du pain de mie, un campaillou, et une baguette blanche. Grillée, avec du beurre, rien que du beurre. Déjà toute petite c’était ma madeleine de Proust et je m’en rappelle comme si c’était hier. En parlant de madeleine d’ailleurs…

Bref, j’aurais tellement envie de me faire plaisir gustativement. De temps en temps, il faut. J’ai beau prôner une nourriture saine quand on peut, et bien plus équilibrée que tout ce que je viens d’énumérer qui devrait faire faire une syncope à l’amoureuse de la naturopathie en moi… je pense que de temps en temps il faut. Pourquoi vivre si on ne peut pas profiter des beautés de la vie ? Cela fait partie, pour moi, pleinement de ce que la vie nous offre. Alors si on le peut.
Pourquoi s’en priver ? Moi je sais que je dois éviter. Mais à quel point ? Peut-on me dire si je fous tout en l’air avec juste une bouchée de plaisir ? Je lis partout des personnes conseillant le régime paléo pour ma maladie. Paléo ! Dire adieu à toutes les céréales… je vais y repenser à 2 fois. C’est une certitude. Car dans mon cœur, je ne peux pas renier la déesse Déméter et tout ce qu’elle nous a offert si facilement, non.

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